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live laugh love
Le gras de ma frange sur mon front. T'étais parti à la guerre et t'as bien fait.
Caporal au 1er régiment de Spahis. La fleur au fusil. Malgré quelques regrets.
Puis :
« Pourquoi tu repenses à ça ? »
J'y repense :
La main sous la cuisse, la tête avachie sur le comptoir.
Tu glisses ta vaseline sur tes lèvres. Tes pupilles noires.
Des dents aussi droites que les miennes. Du tartre aux embrasures.
J'en jalouse ton dentiste.
Je compte tes grains de beauté. Des cheveux d'apparence "miteuse".
Soi-disant frange en projet. J'en jalouse ta coiffeuse.
« J'ai été amoureuse/eux qu'1 fois ». Quelques habitudes à abattre.
Des penseés tache vasculaire. Un passé bordel. J'en jalouse ton psychiatre*.
J'avais pas fait la correction. Pas besoin de Daniel. Fin déjà prêté allégeance.
Lunettes sur lentilles, je l'ai ressenti à 123 BPM. Le diaphragme en somnolence.
T'aurais pu t'excuser pour les nuits gâchées. Le réveil le nez en sang.
C'était l'air sec. La bougie parfumée.
Puis:
50cl dans le sang. L'envie de pisser, chialer, gicler.
Les messages depuis Paris. Je repense à février, puis tout le chemin fait.
Depuis ces longs regards réciproques, je me demande ce que tu voyais en moi.
post-mortem
08/12/2025